Effet papillon de la création

J'aimerais partager avec vous ce magnifique cadeau que m'a offert Maridan-Gyres

et vous montrer un exemple de l'effet papillon.

Vous avez peut-être déjà entendu cette expression "effet papillon" qui montre comment une chose en entraîne une autre, puis une autre, etc, etc...

On pourrait également l'assimiler, plus simplement, à l'expression "de cause à effet".

Cela montre l'importance de tout ce que nous faisons et disons.

Chaque action, parole, geste ou pensée, entraîne des effets (plus ou moins positifs) et c'est ce qui nous relie tous les uns aux autres.

Cet exemple est axé sur l'inspiration et la créativité.

 

Après avoir édité mon article "invitation au voyage", Maridan, ayant été attirée par la création ci-dessous, m'a renvoyé un commentaire dans lequel elle m'offrait ce texte.

J'ai été très émue par son récit et ai eu envie de le partager avec vous, sachant que tout le monde ne lit pas les commentaires.

 

Maridan est douée pour l'écriture et je vous invite à visiter le site sur lequel elle a notamment publié

ce récit ci-dessous.

Un grand merci à toi, Maridan.

Françoise

 

 

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Voici le texte que m'a inspiré ta très belle illustration.


Dans son île, les femmes couvrent leur corps de tatouages aux couleurs de l'amour. Le vert pour rendre hommage à la mère nourricière, la Terre. Le rouge, symbole de vie, de la naissance des enfants. Elle avait été la première à voir le grand oiseau de mer voguer vers leur petite île. La première aussi à voir les hommes débarquer. Ces hommes curieux à la peau grise, aux corps recouverts de curieuses choses qui dissimulaient au regard ce que notre mère leur avait si généreusement offert.
Elle les avait accueillis avec chaleur, leur offrant à chacun un collier de fleurs de tiaré. Dans leur île, l'hospitalité n'était pas un vain mot.
Mais ces hommes-là n'étaient pas des enfants de la Terre. Ils avaient pris leurs hommes, les avaient entravés, leur ôtant le goût du rire et de la vie. Ils leur avaient parlé un langage inconnu d'eux. Ils répétaient sans cesse « sauvage ». Devant le peu de choses qu'ils possédaient, ils étaient repartis. Mais son frère et son époux avaient été enlevés. Elle et sa soeur avaient réussi à se cacher, mais de nombreuses jeunes filles du village avaient été emportées à bord. Et ce matin, elle avait trouvé le corps de la petite Heiata. Celle qui portait le joli nom de « couronne de nuages » était revenue sur l'île sans vie.
Alors Ahutiare, changea de nom, elle quitta celui de « robe à fleurs » et prit celui de « Manatini ». Elle appela à elle tous les pouvoirs de la Terre. Elle vengerait son peuple et les hommes gris seraient punis, pour avoir bafoué leur générosité et condamné leurs familles au deuil.
Elle rassembla les quelques hommes forts qui avaient réussi à fuir et une poignée de femmes courageuses. Ils sortirent les lances de la chasse et prirent les pirogues. Au loin, le bateau était visible. Ils ne se méfiaient pas des « sauvages ». Elle ignorait ce que voulait dire ce mot, mais ils l'avaient tellement dit qu'elle avait compris que c'étaient eux les sauvages. Elle prépara le poison pour tuer le requin et enduisit toutes les flèches. Lorsque la nuit fut tombée, ils allèrent jusqu'au bateau et sans bruit, se glissèrent à bord.
Manatini était éclairée par la lune d'une lueur blafarde. Lorsqu'ils furent tous sur le bateau, elle baissa son bras de porcelaine et une pluie de flèches s'abattit sur les marins qui dormaient sur le pont. Le poison violent des ciguës les plongea dans un sommeil éternel. Ce poisson c'est le chaman de l'île d'à côté qui le leur avait donné et son action était immédiate.
À pas de loups, ils se dirigèrent vers l'antre du voilier. Ils entendirent les cris de leurs soeurs, et c'est par là qu'ils allèrent. Ce fut rapide. Les soeurs continuèrent à crier, laissant croire aux autres absents que la barbarie continuait. Mais Manatini n'en avait pas fini. Pas un ne devait s'en sortir.
Au matin, ils étaient tous libres. Blessés, humiliés, mais libres! Et leurs bourreaux avaient fini sous leurs flèches. Ils mirent le feu au bateau et le soir, ils rendirent grâce à la mère nourricière qui leur avait donné le moyen de lutter et de vaincre les scélérats.
Ce fut une nuit de liesse devant le brasier qui illuminait l'horizon. Au matin, la mer limpide avait englouti le monstre des mers et son équipage maléfique. Manatini rendit les pouvoirs de la Terre et reprit son joli nom d'Ahutiare. Le tatoueur ajouta sur son joli corps les arabesques noires de la colère divine.

Maridan 5 avril 2014

 

 Voici le lien qui vous permettra d'accéder au blog de Maridan

 



07/04/2014
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